Eglise Shammah Temple, Paroisse Ngagara : Prédication du 2 novembre 2024
Thème : Les enseignements inspirés de l’appel d’Abraham pour les chrétiens /Gad NDAYIHIMBAZE.
Référence biblique du jour : Genèse 12 : 1-9.
Dieu a toujours voulu avoir l’homme comme Co-ouvrier. Dans Genèse 1 :15. Bien que l’homme ait désobéi à Dieu, cela n’a pas empêché l’Eternel de poursuivre son plan initial pour l’homme.
La Bible est émaillée de plusieurs exemples où Dieu a tenté de ramener l’homme sur la bonne voie par le biais de ses élus.
C’est ainsi qu’il a choisi Noé alors que sa génération s’illustrait dans le péché.
Dans le passage ci-haut cité, Dieu a trouvé en Abraham un homme qui lui était fidèle. Il lui a alors intimé l’ordre de partir tout en lui indiquant le chemin à suivre. Abraham a obéi à son Dieu.
Cette obéissance est riche de leçons pour tout chrétien :
1. Dieu appelle tout chrétien à suivre Jésus.
Ce passage démarre par un dialogue entre Abraham et son Dieu (Gen1 :1). Il s’agit d’un ordre divin de quitter son pays et la maison de son père pour aller là où Dieu voulait le conduire.
Dans Mat 28 : 20, Jésus demande à ses disciples d’aller changer toutes les nations en ses disciples.
Cet appel est intemporel et universel pour tous les chrétiens. Ils doivent obéir à cet appel lancé aux croyants et réitéré dans (Luc3 :9).
Chaque chrétien doit porter sa croix et suivre Jésus. Mais l’engagement de suivre Jésus a un prix : on doit tout abandonner pour le suivre, tout comme Abraham a suivi le chemin tracé par son Dieu.
Dans Phili 3 :7, Paul déclare qu’il prend pour perte tout ce qui avait de la valeur à ses yeux avant de rencontrer Jésus. L’essentiel est de le suivre.
L’appel se décline en deux étapes : recevoir Jésus comme sauveur et seigneur et, ensuite, travailler avec lui et pour lui
Dans cet élan salutaire pour suivre l’appel de Dieu, chacun doit savoir qu’il y a des points d’achoppements ou obstacles.
Il s’agit d’abord des préoccupations de la vie ordinaire. Cette question fut posée par Pierre à Jésus quand il voulait connaître l’avantage concret de ceux qui avaient tout laissé pour le suivre. La réponse de Jésus fut rassurante et encourageante pour Pierre et pour tout chrétien aujourd’hui.
L’autre point d’achoppement est le manque d’estime de soi. La Bible est aussi riche d’exemple : Gédéon n’a pas cru qu’il pouvait être un vaillant guerrier (Juges 6 :5).
Enfin, il y a la peur du prix à payer pour ceux qui répondent à l’appel divin. Tout comme Jésus a payé de sa vie pour nous sauver, nous devons accepter de nous donner sans compter pour suivre Jésus et de nous détacher de ce qui nous lie encore au système-monde.
Marie, mère de Jésus est un modèle de don de soi pour répondre à l’appel divin. Sans peur du qu’en dira-t-on, elle a accepté de donner naissance tout en étant encore vierge. Elle a accepté l’opprobre y afférent.
D’un autre côté, désobéir à l’appel de Dieu aurait été pour elle un moment raté d’un honneur surhumain, de devenir mère de Jésus, un Dieu vivant.
Comme nous vivons par lui, donnons-nous à lui en répondant à son appel. Car plus on tarde à le suivre, plus on se prive d’occasion de cheminer avec lui et de partager avec lui la vie éternelle.
2.Les chrétiens ont la promesse de la vie éternelle.
Tout comme Abraham avait à l’horizon la terre promise, les chrétiens ont la ferme promesse de la vie éternelle à la fin des temps. Dans Jean 14 :1-3, Jésus demande à ses disciples de rester sereins, de garder la foi en lui et en son père. Ce message est aussi le nôtre aujourd’hui. Ainsi, les chrétiens qui s’attendent à cette promesse ne doivent pas baisser la garde. Au contraire. Ils doivent veiller à ne pas se complaire dans le péché ou le mal.
En outre, ils doivent avoir une vie sanctifiée (Hébreux 12 : 14). Les chrétiens doivent veiller à ne pas se fondre ou se confondre dans le monde (Mat 3 :22). Nul ne connait ni le jour ni l’heure du retour de Jésus mais chacun doit garder des liens d’intimité avec Jésus. Sinon, ils risquent la déconvenue racontée par la Bible dans le récit sur les dix vierges dans l’attente de l’époux (Mat 25 :1-13).
Cinq d’entre elles ont veillé avec des lampes bien huilées en l’attendant, cinq autres se sont laissées assoupir par le sommeil et leurs lampes privées d’huile se sont éteintes. Le temps de se procurer de l’huile pour rallumer les lampes, elles ont raté leur précieux rendez-vous avec l’époux qui leur a dit, ironie du sort, qu’ils ne les reconnaissait pas.
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